au Théâtre Auditorium de Poitiers

  à 20 h 30

 

Lundi 12 décembre 2022

 

 

Andromaque

Jean Racine

 

 

 

 

À 20 H au Tap

Durée : 2 H 20

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mise en scène

Anne Coutureau

Compagnie

Théâtre Vivant

 

Avec

Eléonore Lenne,

L’Eclatante Marine,

Louka Meliava,

Théo Askolovitch,

Sébastien Gorski,

Bellamine Abdelmalek,

Alexiane Torrès,

Clara Foubert.

 

Production

Théâtre Vivant

Coproduction

Théâtre de Suresnes - Jean Vilar

Coréalisation Théâtre l’Épée de Bois-La Cartoucherie

Soutien

Drac Ile de France, l’Adami, Spédidam

 

Création

Les 9 et 10 novembre 2021 Théâtre jean Vilar Suresnes

 

J’aime le théâtre classique pour ce qu’il nous dit de nous aujourd’hui. Anne Coutureau

 

« Créée en 1667, troisième pièce de Racine, Andromaque connaît un succès immédiat et marque un tournant dans le théâtre du XVIIe siècle en remisant la tragédie héroïque de Corneille à un autre temps. Racine invente la tragédie humaine, et met en scène des personnages qui se débattent avec leurs désirs et leurs pulsions, dans un style plus pur et plus simple.

 

En déroulant les fils enchevêtrés des passions amoureuses, Racine fouille la vertigineuse question du désir et démonte sa mécanique universelle : plus l’objet s’éloigne et plus le désir augmente. Pour achever la démonstration et mener l’œuvre à sa forme tragique, Racine pousse le jeu à l’extrême et situe l’objet hors d’atteinte. Pour les personnages, les seules issues sont la mort ou la folie. Malgré la démesure de la peinture, impossible de ne pas voir que la violence d’Hermione et de Pyrrhus, le délire d’Oreste et la cruauté d’Andromaque sont bien les nôtres.

 

Impossible à chasser, difficile à apprivoiser, sa nature mystérieuse a beau être dérangeante, le désir est constitutif de l’être humain – aucune action ne pourrait exister sans lui, et le pire serait de s’en détourner. Dans notre société moderne, hyper sensible au moindre danger, avide de contrôle et de « douceur », au point de donner du désir, une image pathologique, la pièce de Racine provoque une sorte de collision historique à la fois abrupte et réjouissante. Et si la violence contemporaine n’était plus de succomber à son désir, comme « une bête », mais de le nier, comme « un ange ».

 Anne Coutureau

Extrait de presse

- Avec un très bel ensemble de jeunes comédiens, A. Coutureau révèle avec classe toute l’amplitude de la partition, sculptée par la splendeur de la langue et par la puissance des affects. La Terrasse

- les comédiens restituent la beauté de la langue racinienne corsetée par l'alexandrin tout en lui apportant une bienvenue fraîcheur de jeu. Froggy’s Delight

 

 

 

Crédit photo Morasco