Toutes les représentations ont lieu

 au Théâtre Auditorium de Poitiers

  à 20 h 30

Mardi 10 octobre 2017

 

Bérénice

 

 

Jean Racine / Jacques Osinski

 

Une tragédie sans coups de théâtre. Bérénice aime Titus, Titus aime Bérénice.  La tendre reine est sacrifiée par l'empereur Titus à ce qu’il croit être la raison d’Etat. Le public a suspendu son souffle, c'est très beau. (Christine Friedel, Théâtre du blog)

Crédit photos Pierre Grosbois

Écrite en 1670, Bérénice est une tragédie sans coups de théâtre. « Il y a très longtemps que je voulais essayer si je pouvais faire une tragédie avec cette simplicité d’action qui a été si fort du goût des Anciens. Toute l’invention est de faire quelque chose de rien…  Ce n’est point une nécessité qu’il y ait du sang et des morts dans une tragédie ; il suffit que l’action en soit grande, que les acteurs en soient héroïques, que les passions y soient excitées et que tout s’y ressente de cette tragédie majestueuse qui fait tout le plaisir de la tragédie », Racine, Préface à Bérénice.

 

La pièce

 

Bérénice aime Titus, Titus aime Bérénice. Titus devient empereur. La tendre reine est sacrifiée à la raison d’État.

Bérénice est la sixième des douze pièces écrites par Racine. Elle vient après Britannicus et avant Bajazet.

 

La pièce par Jacques Osinski

 

La grande force de Racine est d’avancer toujours avec ce « rien » qui s’appelle l’amour. Loin de faire du surplace, cette simplicité d’action donne un vrai suspens. Nous sommes suspendus aux tourments de Bérénice. Bérénice est reine et elle aime. Elle assume un amour qui fait d’elle, lorsqu’elle suit Titus à Rome, une étrangère sans royaume, recluse, soumise à celui qu’elle aime, ne semblant faire rien d’autre qu’attendre

que son amant prenne le temps de venir la voir. Bérénice, c’est l’amour mis à nu dans tout ce qu’il a de beau mais aussi de violent et de cruel, l’amour mis à nu et retenu dans une cage de mots. Pour cette mise en scène, j’ai envie d’un espace ouvert, sans recoin, sans refuge, un espace où les sentiments ont obligation de se dire, de se mettre à nu.

 

Presse

 

- En deux heures de spectacle, la tragédie intime a été résolue et le public a suspendu son souffle. C'est très beau." Théâtre du blog

 

- Le Théâtre de Jacques Osinski est un théâtre de la parole, un théâtre rendu à la parole et à la poésie intense de Racine. (...) Maud Le Grévellec nous offre là une incarnation sensible, profonde et vraie de la reine Bérénice. Ses aveux sortent de la nuit du silence avec la clarté de l'évidence- Mythe&Opéra.

 

- Les mots sont si beaux et bien dits, qu'ils résonnent encore de longues heures après la représentation. Sceneweb