Toutes les représentations ont lieu

 au Théâtre Auditorium de Poitiers

  à 20 h 30

Mardi 15 novembre 2016

 

Le Faiseur

Honoré de Balzac / Robin Renucci

 

Une comédie grinçante d’un Balzac visionnaire. Robin Renucci nous conduit au cœur de la spéculation financière d’un Madoff du 19ème siècle. A goûter la langue balzacienne, terrible de clairvoyance et de drôlerie.

Photos Eric Facon

Le banquier Mercadet est un formidable affairiste : il excelle à faire de l’argent avec de l’argent. Rompu aux roueries, virtuose de la tromperie, homme d’affaires brillant et néanmoins sans morale et sans scrupule, il vit à toute vitesse, déconnecté de toute réalité hors celle de l’Argent. Sous la menace de nombreux créanciers, et s’en souciant peu, il multiplie projets mirifiques et coups en Bourse. Il compte, in extremis, sur le mariage de sa fille, Julie, pour sauver la mise. Le mariage, c’est une affaire comme les autres.

 

En écrivant Le Faiseur, Balzac est visionnaire. Dans ce texte matriciel du libéralisme économique, il annonce dès les années 1840 les dérives de la spéculation telles que nous les subissons de plein fouet. Descripteur d’un capitalisme financier dont le théâtre se fait aujourd’hui témoin, Balzac, avec une contemporanéité inouïe, rend compte de la spirale extrême où entraîne la finance.

Robin Renucci

 

Comédien, et directeur des Tréteaux de France, Robin Renucci défend une vision populaire et engagée du théâtre. Il « milite pour un théâtre qui élève. Le langage en est le centre. Il véhicule le sens et l’émotion. »  « En fait, je cultive la joie. »

 

Extraits de presse

L’Humanité / Marie José Sirach Il y a du souffle, de l’énergie, les comédiens remarquables qui font entendre la partition balzacienne avec une joie contagieuse. Cette comédie vive, drôle et féroce, fait mouche à chaque réplique, nous éclairant sur la mécanique implacable de la finance.

Les Échos / Philippe Chevilley Une version cinglante, qui joue sur les codes de la farce, du grotesque, jusqu’au cauchemar. Le Faiseur séduit par son humour carnassier. Ne comptez pas sur Robin Renucci et Balzac pour vous réconcilier avec la finance