Toutes les représentations ont lieu

 au Théâtre Auditorium de Poitiers

  à 20 h 30

Mercredi 15 mars 2017

 

Le Misanthrope

 

Molière

Claire Guyot

 

Photos  Thierry Hugon et Charlotte Spillemaecker

 

En 1666 Molière critique sans ménagement les pratiques de l’époque. De la cour du Roi à nos cabinets ministériels, les jeux du pouvoir ont-ils vraiment changé ?

 

La mise en scène de Claire Guyot finement, sans jamais grossir le trait révèle une contemporanéité troublante. Gilles Costaz

De la cour du Roi à nos cabinets ministériels, les jeux du pouvoir ont-ils vraiment changé ?

 

Alceste, affligé par la frivolité de la société, revendique un idéal d’honnêteté et de transparence des cœurs. Il clame son intransigeance face au pouvoir et à ses compromissions. Son indignation et sa souffrance sont telles qu’il lui prend l’envie de quitter le monde des hommes. Mais pour son plus grand  malheur, il est aussi jalousement amoureux de la belle et jeune veuve Célimène.

 

Dans sa mise en scène, Claire Guyot met en avant les gesticulations autour des hommes de pouvoir. Ces hommes de l’ombre, qui utilisent la langue de bois, la corruption et la flagornerie au service des leaders politiques, sont ceux-là même que Molière dépeint sous les traits des petits marquis Alceste qui a été pendant des années l’un des rouages principaux de ces basses manipulations les rejettent aujourd’hui. En situant la pièce dans un contexte actuel des cabinets ministériels, la metteur en scène propose Un Misanthrope Vs Politique.

 

Extrait de presse

L’Humanité / Gérald Rossi. Molière, qui présenta son Misanthrope en 1666, critique là sans ménagement les pratiques d’une cour qui accueillit assez froidement cette comédie. Laquelle, trois cent cinquante  ans après n’a cependant guère perdu de sa force. C’est bien d’ailleurs ce qu’a compris Claire Guyot, qui a voulu inscrire sa mise en scène en plein 21ème siècle, expliquant que «  tous les personnages gravitent dans le milieu politique, jouent dans cette sphère du pouvoir et de l’argent où corruption, langue de bois, flatterie et médisance sont les armes utilisées encore et toujours pour grappiller une parcelle d’influence».

Avec une mention toute particulière pour Pierre Margot, qui parvient à donner au personnage d’Alceste une contemporanéité troublante.