au Théâtre Auditorium de Poitiers
à 20 h
Le vieux Lear réunit ses filles et son fidèle ami Kent. Il leur annonce son désir d’abandonner le pouvoir et sa décision de diviser son royaume entre ses trois filles. La plus belle part du royaume ira à celle qui dira le mieux l’amour qu’elle porte à son père. Les deux aînées Goneril et Régane jouant la carte de la flatterie offrent tout leur amour à leur père. Cordélia sobre et sincère affirme qu'elle devra un jour la moitié de son affection à son futur mari. Lear, blessé par sa fille préférée, la renie et la chasse sans se douter du chaos politique qu'il va déclencher et qui va emporter sa raison.
La nouvelle traduction proposée par Emmanuel Suarez restitue la richesse et la folie de la langue shakespearienne, tout en recentrant l'intrigue sur une dizaine de personnages. Les tensions familiales, les conflits intergénérationnels et les luttes pour l'égalité résonnent ici avec les préoccupations actuelles, illustrant le passage d'un monde régi par des structures archaïques à une modernité en quête de renouveau.
Extraits de Presse
- On a rarement vu un Lear comme celui que propose l’acteur Florian Westerhoff, montrant pas à pas, le chemin de croix sans dieu du personnage, se défaisant volontairement des ors du pouvoir, se fourvoyant dans un partage qui le dupera lui-même, puis se grandissant dans l’errance et la reconnaissance de son aveuglement. Médiapart
- Mathieu Coblentz signe une mise en scène entre tragédie et grotesque pour offrir un Shakespeare vivant, surprenant, imprévisible. Son but : le rendre accessible au plus grand nombre, à commencer par les jeunes spectateurs. Le Canard enchainé
- Pièce sans dieu, le roi Lear est la plus désespérée du maitre élisabéthain, la plus moderne aussi. La folie, réelle ou simulée devient l’unique refuge face à la violence. Mathieu Coblentz fait de cette fable philosophique un vrai divertissement désespéré et comique. Une adaptation profondément juste, qui va à l’essentiel, bref un Shakespeare pour tous ! Un fauteuil pour l’orchestre
- Une version nourrie de musiques qui s’éloigne de la pure noirceur pour composer une tragi-comédie au sein de laquelle folie et trahison riment habilement avec drôlerie. » La Terrasse
- Le geste théâtral est beau et les jeunes spectateurs sont à juste raison enchantés : Mathieu Coblentz ouvre là une magnifique porte d’entrée vers l’univers foisonnant de Shakespeare, avec ce Roi Lear désespéré et fastueux. Pianopanier.com
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